jeudi 30 avril 2015

De la voiture et de ses passagers

Lorsque j'ai publié la première version de "Moi et la planète CO2 - les choix personnels", j'analysais l'impact du véhicule sur les rejets de CO2 mais aussi l'impact de l'usage aussi bien en utilisant des transports plus adaptés dans certains cas et en optimisant les transports en voiture lorsque c'est possible.

Dans la section "agir" mise en place quelques mois plus tard; je poursuivais sur ce terrain et je montrais comment suivre cela au fil du temps, ce qui permet de voir ses progrès, ses petits écarts et de les rectifier.

Une des périodes clés, est l'achat de la voiture. En effet, on a la voiture qu'on a, et tant qu'on ne change pas, la principale possibilité d'agir est sur le comportement. Mais, quelques fois on change et là, il est question de faire le bon choix pour tirer partie de ce renouvellement pour gagner et eci pendant des années grâce aux progrès et aux lois forçant les constructeurs à faire des efforts.

Bien évidemment le consommateur et le constructeur sont démoniaques; si on a baissé de façon très significative les émissions de CO2 en 10 ans, on a aussi inventé le SUV comme le véhicule de tous les jours. Gouffre énergétique qui se cache un peu grâce aux progrès mais il n'en demeure pas moins bien souvent 30%, voir 50% plus gourmand pour les modèles grands publics. De quoi annihiler les résultats des efforts sur l'usage...

J'ai exploité les courbes que j'ai depuis 15 ans pour me livrer à une comparaison.




D'une part, je calcule le CO2, avec véhicule constant sur base 1999; on voit donc mes rejets CO2 varier en fonction du comportement et donc les efforts et l'adaptation au quotidien. La courbe rouge a une tendance à la baisse, un peu chaotique car d'une année sur l'autre les destinations vacances varient (principal générateur de km quand on fait attention). La baisse est de -35% en 15 ans.

D'autre part, je fais le même calcul mais dans l'hypothèse de kilomètres constants. La courbe bleue est en baisse de -31% sur la même période mais surtout elle est très stable...

Sauf quand je change de voiture ce que j'ai fait entre 2005 et 2009 où j'ai changé successivement mes 2 véhicules impactant le bilan carbone sur 3 années 2006/2007/2008 de façon très marqué! Et évidemment uniquement là. (pour ceux qui sont très attentifs, la variation 2008-2014 avec les 2 mêmes véhicules s'explique par un usage de l'un ou l'autre qui varie un peu, les rejets des 2 véhicules étant différent, le CO2 résultat bougé un peu...).

On voit donc bien l'impact des 2 actions, le CO2 dépend évidemment du choix du véhicule ET du comportement quotidien. La courbe verte, de -53%, elle montre le CO2 réel, celui que j'intègre dans mon bilan carbone.
La conjonction  change bc la donne; l'un de va pas sans l'autre dans une démarche de cohérence.

Voilà, c'est fini pour aujourd’hui, la suite à venir dans quelques temps, disons au moins 2 ans.

Car nous changeons de voiture. Après 10 ans de bons et loyaux services, nous changeons la voiture familiale pour une voiture pleine de promesses, un pari tant pour l'usage que coté CO2.

Une hybride! A suivre donc...

mercredi 4 mars 2015

Bus ou voiture ? comportement individuels et choix politiques

Il y a quelques mois (sic, je suis de plus en plus flemmard), je dissertais sur l'usage du bus ou de la voiture un dimanche. Comparant ainsi l'empreinte CO2 des 2 moyens de transport mais aussi les liens entre le confort d'une fréquence élevée et le coût carbone d'un TC en ce jour de congé.

Et bien, la donne a changée. Et pas que pour le dimanche!

En effet, le conseil général de l'Isère a annoncé le 5/12/14 qu'il changeait les règles le 5/01/15. (en cours d'année, un ange passe...).




Pour commencer, le bus en question ne fonctionne plus le dimanche. Si on se réfère à ma réflexion, c'est à la fois logique coté économique que coté CO2.
La seule chose que l'on peut regretter sur ce point c'est l'absence d'alternative à la voiture, et bien souvent la sienne, car l'usage du covoiturage pour un AR en ville le dimanche n'est pas si simple, du reste l'offre n'est pas grande non plus.

C'est un problème assez général avec les transports en commun; la logique économique pousse à réduire, voir supprimer les liaisons, le soir, le we, lors des vacances par exemple. L'acceptabilité de la réduction est possible dans une certaine mesure, mais la suppression pose un vrai soucis car l'usager doit avoir une autre solution. Sur la papier, cela existe, par exemple, l'auto-partage, dans la réalité, en péri-urbain, on y est pas encore. Donc, on a une voiture, au moins pour cela. Cela fait une très grosse différence avec les habitants des métropoles "intra-muros" où une bonne offre de TC couplée à un auto-partage possible est une réelle option.

Mais c'est ensuite que cela se gâte vraiment. La modification de ligne, supprime les 2/3 des bus sur un segment de la ligne (le plus fréquenté), semaine comprise. Conclusion, le retour à la voiture, y compris en semaine!

On ne parle plus de comportement et de choix individuels car on n'a plus beaucoup le choix! Le choix politique qui décide de réduire le budget alloué à cette ligne, s'impose. En cette année charnière pour la lutte contre les changements climatiques, cela laisse un peu muet de stupéfaction.

En fait, non, pas muet, cela me met hors de moi. Comment peut-on passer des années à inciter les usagers à prendre les TC, à grand renfort de communication, de persuasion, d'incitation et en 15j, les remettre dans leur auto ?

 C'est à chacun de faire les bons choix individuels quand il se déplace, mais aussi dans sa vie et sa consommation de tous les jours. Dans de nombreux cas, l'offre existe et c'est bien un choix individuel que de faire son marché plutôt qu'acheter de la nourriture de l'industrie agroalimentaire.
C'est un choix individuel de mettre un pull ou de mettre le thermostat à 23°c.
C'est un choix individuel de rouler avec un véhicule étiqueté énergie/CO2 A ou D.
C'est aussi un choix individuel de monter dans sa voiture ou de prendre le TC...
..A condition que le choix politique soit de mettre en place un réseau de TC adapté et performant.

Dans la lutte contre les changements climatiques, chacun doit prendre sa part! Rien ne sert de s'agiter et de faire des conférences si sur le terrain la politique est différente.

samedi 11 octobre 2014

Bus ou voiture ? y'a pas que le CO2 dans la vie.

La question peut paraître saugrenue à qquelqu’unqui prône la réduction de ses rejets CO2 et pourtant…

 Dimanche, si on se faisait une toile ? 
On y va en bus ou en voiture ? 

Donnons un peu de contexte, dans ce cas la question n'est pas déplacée. La distance et le lieu entre la maison et le cinéma fait que il n'est pas totalement saugrenu de prendre la voiture. Coté praticité, vitesse, c'est un dimanche, donc la voiture est plus attractive mais est-ce raisonnable coté carbone ?

Le calcul du CO2 est plutôt facile pour la voiture, 25 km A/R, 2 personnes. C’est dimanche on ne va pas tourner 2h pour trouver un stationnement donc hop hop hop, calculette en main.
Allez c’est parti pour 3,750 kg de CO2 soit 1,875 kg chacun. C’est simple, efficace.

Et côté bus ? Le coût carbone bus est lui beaucoup moins clair, faute à la législation qui impose de comptabiliser le coût carbone de la distribution de l’essence. Du coup comparer avec une voiture est compliqué. Le cout brut du même voyage, est officiellement noté à 7,5kg de CO2 pour nos 2 passagers.

Quoi ? Plus que l’auto ? Oui c’est ce qui apparaît. Le législateur fait tout pour que le citoyen ne comprenne rien. La pub vous vete un véhicule à 95g de CO2 pour le km et exige un affichage du double pour le bus. Chercheur l'erreur.

Il faut un peu creuser et repartir à la base. Le dit bus fonctionne sur un trajet de 52 km, un bus de ce type consomme 900g/CO2 par km. Son trajet AR coute donc 46,8 kg.

Si nous étions seul dans le bus, qu’on y fasse 25 km (ce qui nous importe) ou 52 km (la totalité du trajet), les 46,8 kg sont pour notre pomme.
Donc le bus aurait mieux fait de ne pas rouler, on prend notre voiture, la planète y gagne 46,8-3,750 soit 43 kg de CO2 !

Il faut donc être plus précis, mais on va devoir faire des hypothèses. En premier lieu, le bus n’étant pas un taxi, il a des horaires affichés et a fait des AR toutes la journée pour des
hypothétiques voyageurs que nous sommes 2x dans la journée pour notre aller et notre retour. On va supposer que la fréquence calculé pour le dit bus est adapté au besoin
et que donc notre bus aller de 16h (par exemple) était aussi utilisé (par d’autres) qu’un autre bus de la journée. En gros, le taux de remplissage reste constant. Le transporteur ayant choisit
des horaires pour que cela soit un bon compris entre praticité et économie.

Seconde hypothèse et conséquence, le taux de remplissage. Nous sommes le dimanche…
Si nous sommes 10 personnes, le cout carbone est de 4,68kg soit toujours plus que la voiture ; si nous sommes plus de 25, le bus est plus sobre que la voiture, sinon il l’est moins.
Cela correspond à un taux de remplissage très élevé. Un dimanche ? C’est probablement guère plus à moins d’être d’un optimisme débordant sur l’usage des TC. Donc sans tricher, notre bus du dimanche va être difficilement compétitif coté CO2.

Il reste un dernier truc, qui est sans rapport avec le CO2. Combien de temps cela va-t-il me prendre ?
La bonne nouvelle, c’est que c’est dimanche, voiture et bus vont être à l’heure, bien rouler etc. Grosso modo, c’est kif kif. On est sur du 15mn-20mn par trajet.

Pour avoir un remplissage avantageux, le bus ne circule pas toutes les 5 mn… Concrètement, il est plutôt sur base horaire. La loi des probabilités va faire, qu’on attends le bus 30mn à chq trajet.
la loi des emmerdements maximum, peut-être 1h…. Pour 20mn de trajet, cela fait oups…

Donc il faut augmenter la cadence, probablement la doubler. Ce qui fait que le bus, sera 2x moins plein, et donc la facture individuelle est 2x plus grande et le bus se fait battre à plat de couture.
Certes on pourrait dire, que s’il y a des bus toutes les 30mn on va augmenter la fréquentation mais soyons sérieux, cela fait beaucoup de si…

En clair, l’équation CO2 n’est pas favorable au bus un dimanche et ce n’est pas une meilleure politique publique qui changera cela. C’est ainsi,, il faut donc se rendre à l’évidence, que la voiture est le moyen le plus simple et économe en CO2 le dimanche.

La présence du bus ce jour là est pratique pour ceux qui quelques soit la raison utilise le bus et pas la voiture mais qu’elle ne fait pas gagner de CO2.

Le bus a aussi d'autres attraits comme celui de rendre possible le déplacement à celui qui ne peut pas conduire, on n'est pas obligé de le garer et le ramener et il peut permettre d'éviter la prolifération des voitures qui encombrent les parking, garages et les rues en stationnement car déjà 2 et bientot plus de 2 voitures par foyer; on arrête où les conneries ?

Et ben oui, y'a pas que le CO2 dans la vie! Mais si le bus n'est pas pratique/adapté le dimanche, on peut prendre sa voiture sans mauvaises pensées coté CO2 le dimanche. Ce n'est pas un mauvais calcul.

Et après dimanche, y’a lundi et là y’a pas photo ! le bus est gagnant par KO aussi bien coté vitesse, CO2, pollution et autres nuissances. Qu'on aille au cinéma ou au boulot du reste...

samedi 25 janvier 2014

Fruits de saison

Il y avait de quoi s'étrangler ce matin en écoutant une radio publique FRANCE-INFO.



Le sujet, il faut manger des fruits de saison et c'est la saisie de la mangue, du ramboutan etc...
Et on écoute pendant 5mn reportages sur ces fruits, la manière de les cuisiner mais surtout à toutes les phrases on ajoute FRUIT DE SAISON histoire que le citoyen qui commence peut-être à comprendre que son comportement est un peu la source de beaucoup de chose sur notre planète, soit remis sur le droit chemin de la bêtise et de la consommation. Oui, acheter un fruit de saison c'est essentiel et il faut surtout pour se laisser perturber par le fait la saison est aussi un paramètre géographique.

Quelle bonne nouvelle, on peut manger des fruits de saisons en permanence ou presque! C'est cela la révolution écologique, on est nickel c'est de saison. Martelé chaque phrase.

Il y a évidemment qq limites à ce raisonnement, dame nature ne laisse pas encore pousser n'importe quoi n'importe où mais et comme c'est illustré largement sur nos étals; le kiwi est toujours de saison, il pousse bien dans les 2 hémisphères. Génial!

Faut-il bannir tous les produits importés ? On doit réduire notre empreinte d'un facteur 4, donc on y viendra de grès ou de force mais l'heure n'est pas encore à cette étape, laissons là à nos enfants. Ils géreront... Par contre, on peut commencer à utiliser son cerveau, son sens de responsabilité ou encore l'envie de laisser une chance à nos descendants en adoptant un comportant responsable et en réduisant les fruits importés fussent-ils de de saison!.

Pour rester sur le kiwi, la saison pour consommer en France, c'est maintenant ! Dans 6 mois, la saison en France sera plus favorable aux pèches, abricots, melons etc C'est pas mieux ainsi ?

C'est sur que la mangue de France, c'est pas encore le cas et peut-être jamais même si avec les changements climatiques... Et ben c'est simple, cela doit rester un achat et une consommation particulière. C'est certainement un déchirement terrible mais que vos une petite mangue contre une viabilité de notre monde dans quelques décennies ?

Bon parlons un peu CO2 pour finir pour visualiser, par portion:
- fruit local (France!) de saison: quelques dizaines de gramme (ex: en ce moment, une poire)
- fruit "local" importé courte distance: 100-200g (ex: orange)
- fruit "local" importé longue distance (bateau): 200-300g (banane)
- fruit "local" importé longue distance (avion): 5kg(ananas, mangue)
- fruit  local hors saison: 1-5kg, il y a peu de chiffres la dessus mais il vaut mieux manger du importé (sauf avion) que du local hors saison car la chauffe des serres à un coût CO2 +++ En ce mois de janvier, il n'y a pas grand chose de toute façon...

Un fruit de saison d'un autre hémisphère n'est pas une denrée comme une autre.

mardi 15 octobre 2013

Le bilan carbone, la maladie et le bonheur

Comme vous le savez, ou pas, je suis malade depuis 1 an.
C'est suffisamment grave pour que cela dure et donc l'intérêt de ce billet.
Ce n'est pas utile d'aller plus loin sur ce terrain, passons à autre chose et merci pour vos pensées...

Première question, quel est l'impact carbone de ma maladie ?
Le bilan carbone personnel, s'articule sur 4 domaines principaux + l'avion (que je n'ai pas pris).
On peut aussi assimiler un quota des impacts carbones des choses et services que la société met à ma disposition "gracieusement". Cela n'a pas été inclus dans mon étude initiale, car justement, individuellement on ne peut rien y changer. Nous reviendrons dessus plus tard.

1ère catégorie le logement: Ayant été présent à la maison alors que d'h'abitude je travaille; l'impact essentiel a concerné la dépense énergétique à la maison. J'ai un peu plus fait tourné la cuisinière mais surtout et de loin; j'ai chauffé une partie de la maison la journée. Et en plus quand j'avais des invités qui venait me garder. J'allais pas être chien, je chauffais aussi leur chambre! Enfin, cerise sur le gâteau, j'avoue avoir été moins capable de me surveiller
et donc boum +24%, soit 300kg de CO2 en plus

2nd catégorie la nourriture: Bon, vous allez dire, il avait mal à l'estomac ? Et ben non et j'ai mangé et bien mangé. On se réconforte comme on peu. Aille, réconforte... Cela veut dire que faire attention c'est difficile ? Non, pas nécessairement en temps normal mais oui, je l'avoue coté bouffé, j'ai un peu compensé. Au résultat, augmentation de la quantité de viande et de l'alcool (bourré on se sent mieux). Blague à part ce n'est pas moins de 200 kg de CO2 en plus sur la bouffe

3ème catégorie la consommation: A part des médocs, j'ai pas consommé grand chose. Mais c'est difficile à estimer. Je pas fais bc les magasins, moins que d'habitude. Peut-être un peu plus usité de vente à distance sur certaines articles et un peu de livres/DVD. Presque le statu quo quoi. J'ai pas vraiment changé mon mode de vie mais je n'ai pas trop remplacé ni garde robe ni équipement petit ou gros. J'estime un peu au doigt levé une baisse de 10%, ce qui donne environ 100 kg.

4ème catégorie le transport: Dans mon cas, c de toute façon, la voiture en grande partie. Bon ben, j'ai arrété de me déplacer, pas de lointaines vacances, juste à 80 km. Des courses à pied qd c'est prêt, quasi pas de vélo non plus. Grosso modo, pas de déplacement sauf pour aller chez le médecin and co. Bilan facile à mesurer le compteur: -60% soit 400 kg en moins de CO2.

Super bilan: C'est stable, en légère baisse aux erreurs près.

Et maintenant ? Ce qui est clair c'est qd on malade, c'est pas la joie. Mais cela n'entraine, ni plus, ni moins de CO2. Ca déplace les lignes. Peut-on en conclure la réciproque ? Pas plus évident. On peut se faire plaisir en consommant bc de CO2 mais aussi sans beaucoup de CO2. On change juste de plaisirs. Mon choix est déjà fait malade ou pas.

J'ai qd même abordé le fait que je me suis un peu lâché sur la bouffe; ce qui entend que je me contraint pour faire un bilan carbone bas. C'est un peu vrai mais partiellement. En fait ,bien manger, sans carbone est aussi lier au plaisir de cuisiner, de jardiner, de faire ses courses en vélo. Bon, là j'ai payé un peu la facture CO2 car je voulais qd même être content de passer à table.

Enfin, je reviens sur le cout carbone collectif: les routes, l'armées, la police, les écoles, les hôpitaux etc. Le calcul est en général mutualisé, et dans mon approche aussi. On calcule le bilan carbone de la France sur ces sujets et on divise par le nombre de français. On coupe la note. En vrai, j'ai plus consommé de services (médicaux) que l'année d'avant et pourtant mon bilan carbone personnel ne le retrace pas. Cela fait partie de la règle du jeu de ce domaine mais je voulais terminé sur cette précision; il est clair que stricto sensu, j'ai un peu augmenté ma partie médicale, je suis plat sur le reste,( et par exemple) la maréchaussée n'ayant pas eut vraiment affaire à moi cette année....

Voilà, et il n'y a pas que le carbone dans la vie, et si être en bonne santé est une quête essentielle, ce qui m'a manqué le plus c'est de n'avoir pas pu œuvrer sur le vrai terrain , pas que sur Internet.

dimanche 29 septembre 2013

Traduction du résumé destiné aux dirigeants du rapport du GIEC#5


Traduction (et sélection ou commentaires perso) que j’ai effectué du document résumé GIEC du 27/09/2013 - Une traduction "officielle" devrait intervenir prochainement.

J'ai réalisé ceci au mieux, en espérant à la fois garder l'esprit scientifique du rapport et le rendre digeste. En cas d'erreur de traduction ,merci de me le signaler. Il n'est pas dans mon intension de déformer les propos de ce rapport.

Ce document est un résumé pour décideurs au 5ème rapport GIEC, il trait de chgts climatiques.

jeudi 14 février 2013

Bilan carbone de ces lasagnes...

C'est une bombe, ça passera hélas, comme tout le reste dans l'actualité. On passe au suivant et hop...Mais quelle histoire! Tout commence par un plat congélés, des lasagnes, au boeuf, pardon au cheval mais cela ce n'était pas prévu, ni indiqué!

Je ne rajouterai pas ma prose sur la poule et l'oeuf, enfin, le cheval et son boeuf, à celle prolifique sur ce scandale alimentaire qui s'étale partout en Europe. Mais coté bilan carbone, cela donne quoi ?


Ceci est une fraude dit-on, donc commençons par l'analyse carbone de notre "Lasagnes au boeuf", le truc qu'on était supposer manger...

C'est industriel, c'est congelé, c'est du boeuf (enfin bon, y'en a 12%). 12% de la boite de 600gr (pour 2), cela fait par personne environ 35gr de boeuf (si si, la qté de boeuf est inversemment proportionnelle à la taille du texte sur la boite).Enfin bon, 35gr c'est une bonne règle, manger moins de viande cela ne veut pas dire nécessairement 1 jour sur 2 ou 3, mais aussi diminer les portions.
Au prix carbone du boeuf, cela donne 600gr de CO2 ce qui est déjà pas mal.

Ce bilan carbone couvre une très large partie des ingrédients, au pifomètre, disons que tous le reste, ne joue que pour 300gr de plus. Enfin pour être complet, sur ce produit, il faut rajouter pas loin de 150 grammes CO2 pour le process de fabrication et de distribution d'un produit congelé.

Total: 1050 grammes. C'est pas mal, certe c'est assez complet mais bon, on a repas au moins 3x plus chargé en CO2 que ce qui est la moyenne.

Alors maintenant, c'est du cheval, qu'est ce que cela change coté carbone ? Si on suit exactement, la méthodo carbone, peu prolix coté cheval, on doit tomber sur un chiffre ne modifiant pas vraiment le bilan global. Mais, si j'ai bien compris, ce cheval, il a pas été élevé pour la bouche donc on aurait fait un bon geste pour la planète, du recyclage, il aurait pas dû être mangé, en tous les cas pas par nous...
Alors coût carbone nul ?

Par contre, ce qui se gâte, c'est que cheval de remise ou pas, c'est qu'il a fait du voyage! Et du voyage en bloc congelé (à priori la brigade sanitaire surveille cela et on serait tous malade), cela à un bilan de carbone bien salé! On a donc un gros bout de viande qui a fait qq 4500 km sur les routes au bas mot et dans un transport refrigéré. Là, l'ardoise est lourde!, encore un fois grosse louche on parle de quelque 200gr de CO2 juste pour ce transport!

On nous a pas raconté l'histoire de la béchamelle, du fromage, et des pates mais sauf surprise (quoique) cela ne devrait pas changer le fond de l'histoire.

Enfin bon, si vous aimez pas ces calculs; ou si vous n'aimez pas cette bouffe, c'est quand même plus simple, meilleur et au bilan carbone beaucoup plus favorable de se mettre aux fourneaux!