samedi 15 septembre 2012

Est-ce raisonnable ?

La question est simple: "Est-ce raisonable ?"
La réponse l'est tout aussi: "Non!"

Nous sommes les 15 septembre 2012, la production de fruit dits d'été est encore largement présente en France et chez nos plus proches voisins Europééns. Les fruits d'automne comment aussi à se croiser dans les champs , les marché et  les rayons des commerces.

Alors est-ce raisonnable de trouver cela ?



NON!

Ce n'est pas la saison du KIWI; elle viendra dans quelques mois, la France est très productrice et nous en seront enchantés. Aujourdhui, cela demande de l'importer de l'autre bout de la planète. Il faut être patient et savourer la nature telle qu'elle autant que possible. Et pour le KIWI c'est possible.

C'est la saison des pommes, en France. Donc à quoi bon acheter une pomme qui traverse la planète ?

Donc ce n'est pas raisonable et en plus c'est presque inutile. Ce n'est pas une privation impossible, mangez des pommes de nos régions et profitez de la multitudes de fruits du moment, prunes, raisin, derniers melon etc etc la liste est si longue.

mardi 17 juillet 2012

Coupable de rouler en voiture....

Il fait beau, il fait bon, rien, rien n'excuse cet acte qui est de prendre ma voiture le matin pour aller au travail. Un sentiment de culpabilité face aux responsabilités et hop, on y va. Mais en croisant les vélos, la culpabilité revient.

Avoir une alimentation responsable, du local, du moins carné. Facile, un effort que l'on vit bien.
Ne pas voler, quelques regrets des fois, mais globalement "no soucis". Cela fait partie des plaisirs non essentiels. Faire gaffe au chauffage, à la conso d'énergie, ou ne pas acheter pour consommer tout azimuth; presque une seconde nature. Le contraire semble si absurde.

Mais la voiture.. Et la culpabalité associée où l'on se dit qu'on est flemmard.
Certes, c'est vrai mais il faut aussi dépasser cela. Oui, il faut faire bien, oui il faut et il faudra faire mieux mais l'étape clé serait de trouver la sérinité et de se dire qu'on fait le mieux, que nos démarches écologiques sont essentielles mais pas punitrices. Ni dans l'action, ni dans l'inaction.

Là, on aura fait un grand pas et on pourra alors se dire qu'on a une chance d'aller vers une transition; car on y ira tous, chacun à son rythme mais tous vers une direction qui nous ferons dessiner un monde futur; il faut en avoir envie pour ne pas se mettre la tête dans le sable car il est humain de se détourner de la culpabilité ou de la pénitence.

Aller demain, hop en voiture. En si c'est en vélo, et ben c'est pas mal non plus!

lundi 9 avril 2012

"Les choix personnels" est dans les urnes ?

Que je rassure le lecteur, je ne vais pas faire une tribune pour tel ou tel vote dans 2 semaines. Pas que les programmes se valent, y'a assuremment des différences, plus ou moins subtiles, mais tel n'est pas l'objectif de la démarche de "Moi et la planète CO2 - Les choix personnels".

Nous sommes face à un problème gigantesque; tellement grand qu'il dépasse peut-être ce que l'Homme sait gérer. Pour tout plein de raisons: 
  • L'échelle de temps (faire maintenant pour récolter dans 10,20, 30, 50 ans),
  • L'universalité (concerne tout le monde, avec ce que cela impliqué coté politique...)
  • L'impact à la fois effrayant (impliquant le déni, la politique de l'autruche, la croyance au sauveur)
  • et global (remettant profondemment en cause nos modes de vie et la trajectoire des émergents)
La réponse politique en est donc inadaptée, insuffisante, voire incohérente et néfaste.
 
Faut-il baisser les bras ? Non, même si à la lecture des événements les plus récents et des progrès sur la connaissance de ce qui va nous tomber sur la tête, il est "tentant" de sombrer dans le pessimisme le plus grand.

Non, car si l'évolution n'est pas là, elle passera obligatoirement par les phases de compréhension du problème, du rôle individuel de chacun (à sa hauteur) pour une transition collective.
 
Il serait plus facile, et il est plus facile d'incriminer uniquement l'autre. Qu'il soit méchant financier, sale patron, idéologie libérale mais aussi étranger pollueur par exemple. Mais c'est inexact et une posture qui permet de se dédouaner de sa propre responsabilité.

Je ne suis pas complètement stupide non plus; certains sont plus responsables et je ne prétends ni être parfait, ni donneur de leçon. Mais, si l'on reste avec notre simple angle de vue occidental (voir même Français); tout le monde est responsable. Je sais que cela hérisse car il est si simple de dire c'est l'autre petite fraction de la population qui est responsable de tous ces mots à l'environnement, à notre planète et in fine à notre bien qui nous permet d'avoir ce que l'on a mais qui est en danger sur 10,30, 50 ans.
 
"Moi  et la planète CO2", c'est un peu la planète, beaucoup le CO2 mais c'est surtout "MOI".
- manger moins de viande, peut-etre au profit de la qualité que la qté
- moins s'appuyer sur les produits alimentaires manufacturés
- avoir une voiture moins grosse et utiliser ces pieds qd c'est possible
- ne pas acheter de trucs inutiles, même si c'est mode, fun
- mettre un pull en hiver
...
 
Il m'est clair, qu'une petite portion de la population n'a pas tous ces choix, voir presque aucun aujourdhui dans leurs mains. Et c'est une action conjointe de soutien social (et donc politique) et aussi d'éducation qui est nécessaire mais pour 95% de la population, il y a une réelle action possible, petite pour certains, plus forte pour d'autres mais rejeter sur l'autre uniquement c'est une manière de baisser les bras.

Bonnes actions et ... bon vote!

mercredi 28 mars 2012

Taxe carbone et aviation, soyons volontaires!

Le transport aérien a longtemps été exonéré de sa contribution aux émissions de CO2.

Ce n'est pas digne d'un engagement citoyen pour sauver le climat;
ce n'est pas équitable que cette activité ne soit pas prise en compte,
ce n'est pas juste que l'avion qui génère beaucoup de CO2 par rapport aux nombre de bénéficiaires ne participe pas à cet effort nécessaire.

Sous l'initiative de l'UE, une taxe de 15% des émissions est mise en place.
Cela ne concerne que quelques euros par passager et par vol.
C'est une action juste et une nécessité climatique abordable par tous.

Manifestez votre soutien à la juste taxe sur l'aérien.

http://www.facebook.com/TaxeCarboneAviationAirlineCo2Tax

lundi 2 janvier 2012

Bilan carbone 2011

L'année 2011 est terminée, c'est l'heure du bilan..carbone.

L'objectif de début d'année était d'être globalement stable; c'est fait.
Les chiffreux fois, diraient, environ -3% mais soyons sérieux, personne ne sait mesurer cela car l'incertitude est bc plus grande que cela!

Coté logement, résultat stable, avec une légère baisse, probablement aidé par le temps et donc le moindre chauffage. Une légère baisse assez fiable.

Coté nourriture, une hausse, de 3% environ mais l'important c'est gràce au suivit extrèmement précis du poste viande (voir le site); je suis assez certain sur ce poste. Je me stabilise environ vers 1tonne eqCO2 sur ce poste donc 20% de viande (à la fois, que 20% pour mesurer l'effort; et tant que cela pour voir que cela pèse tj très lourd).

Cette année, on avait prévu de s'autoriser un vol "décénal". Et ben on a pas fait ce voyage. Alors résultat coté avion stable =0!

Coté voiture, une belle maitrise qui se poursuit. C'est le talon d'achille, disons que c'est le poste sur lequel on a le plus de marge, de possibilités à condition de bien s'impliquer et faire les bons choix. Ca paye. Nette baisse, -15%! Passe sous la tonne après 3 ans de baisse. Maintenant je sais que mon mode de vie permettrait d'aller encore plus bas mais c'est déjà pas mal du tout.

La partie la plus dure à estimmer, reste la consommation générale, il semble que l'on baisse de 5-20% mais la marge d'incertitude est très grande. On va donc retenir, que nous restons dans le chemin qui nous convient pour le compromis entre "bien vivre" et "respecter le futur" et donc vivre en harmonie avec nos idées.

Bilan carbone 2011: Environ 4,4t eqCO2 stable - epsilon par rapport à 2010 qui était l'objectif. Nous restons largement alignés avec nos objectifs qui sont d'être sur les tendanciels 2020-2030. On est pas durable mais cela n'est pas une surprise, il faudra bc de changements et pour certains ils devront aussi venir de l'extérieur (lois/infrastructure/progrès technique etc...).

jeudi 17 novembre 2011

Moi et la planète nucléaire...

Le nucléaire, c'est une évidence, c'est l'anti CO2 par excellence. C'est cela ?
Donc, si l'on considère que le défi climatique est essentiel alors on est pro nucléaire ?

Pour moi, le défi climatique est essentiel; ce n'est pas pour nier le reste mais le défi climatique
est à la base de toute la logique de notre futur. Et pourtant, il n'est pas satisfaisant de s'arréter
à du pro nucléaire (ou anti de base). Regardons un peu...

Le nucléaire est il la solution pour la réduction de CO2 ?

Revenons d'abord à la base, quand on dit CO2, on l'associe au réchauffement climatique et au GES.
Donc pour commencer, il n'y a pas que le CO2 et clairement le méthane est l'un des solides candidats.

Le nucléaire a beau être "miraculeux", il ne peut rien pour un certain paquet de GES, tout simplement
parce que ce n'est pas du tout son domaine. Ni maintenant, ni demain pour beaucoup, jamais.

Le méthane est lié essentiellement à l'agriculture comme le protoxyde d'azote. De même, la déforestation, assez lié à l'agriculuture, va aussi dans le bilan GES négatif sans lien avec le nucléaire. On parle de plusieurs dizaines de % de GES à l'échelle mondiale.

L'un des postes significatif, de GES; ce sont les transports. Bon aujourdhui, l'essentiel des transport c'est plutot basé sur le pétrôle et dérivés. Encore plusieurs dizaines de % de GES qui ne sont pas accessibles au nucléaire. Certes, il y a train, tram, bus, et demain voiture. Mais, en % non négligeable, on n'y est pas du tout; on peut toujours faire de la projection à 1/2 siecle mais cela devient fiction non ? Donc à une échelle sur laquelle on peut décamment aujourdhui batir des plans (pas des objectifs, des plans); le nucléaire qui est une faible part de l'électricité qui est une faible part de l'énergie pour le transport n'est donc pas la solution.

Même en France, même avec notre constructeur national qui mise beaucoup sur le véhicule électrique; on n'arrive à un bilan GES qui ne bouge pas beaucoup du débat global. Ce n'est pas la solution...

Bon, le poste suivant dans les rejets de CO2, c'est la chaleur (chauffage et eau). Le nombre est significatif en %, en gros 20% des GES pour faire simple. Il est vrai que l'électricicté y répond (avec un rendement désastreux, on revient dessus plus tard) et donc OUI, se chauffer au nucléaire est moins générateur de GES qu'au charbon, ou à l'électricité charbonnée, ou au fuel, voir même au gaz. Le principal bémol, c'est que s'il y a un poste sur lequel on peut faire mieux, on SAIT faire mieux c'est le chauffage. On dispose dès aujourdhui de méthodes pour baisser la conso énergétique chauffage. Donc ce poste, on est déja en train de le réduire, on sait comment le réduire. Evidemment quelqu'un disposant de chauffage au charbon/fuel, voir pire, de l'électrique charbon/fuel pour se chauffer; aurait un gain à se nucléariser mais il existe d'autres voies et donc pour un pays comme la France très nucléaire, ce n'est pas la solution idéale.

Mon propos n'est pas d'être anti nucléaire, juste de le remettre en perspective GES. Il apparait donc que ce n'est pas le point fondamental, ce n'est pas le sauveur du monde, pas plus de la France. S'il fallait rajouter quelque chose, n'oublions pas que le nucléaire 2 aspects supplémentaires:

- le nucléaire produit un KWh très bas en CO2. Oui, mais, le nucléaire à un défaut lié à sa déconstruction qui coute très cher. Ce chiffre n'est pas prix en compte dans le bilan carbone. Donc une fois qu'on arretera une centrale qui a certes produit du Kwh à 40g d CO2;va couter pendant des années...de déconstruction. De quoi faire monter la note face à une électricité plus carboné qui se stoppe instantanément...

- en France, on a beaucoup de chauffage électrique, champion du monde. Le hic, c'est qu'on allume tous le chauffage en même temps, le matin, et le soir. On genère des pics, tellement gros ces pics, qu'une fois tous les barrages vidés, les éoliennes à fondet ben.. on allume les centrales électrique à charbon/fuel/gaz (de plus en plus gaz). Et la le CO2 explose! Ce n'est pas la faute du nucléaire, soyons honète; mais c'est parce qu'on avait du nucléaire qu'on est devenu champion du monde de chauffage électrique.

Voilà, j'arrive au bout de ce long post.
J'espère qu'il est clair, que le nucléaire ne sauvera pas la planète; ni dans le monde, ni en France.
Certes, à la marge, il peut avoir des bénéfices mais rien d'essentiel.

Après cela, quitter ou pas le nucléaire, pourquoi et à quelle vitesse, est une autre question
mais on ne peut pas le mettre sur le dos du CO2 si l'on se projette sur une ou deux décénies.
Et c'est bien là l'enjeu climatique; se projeter et agir. Maintenant!

jeudi 10 novembre 2011

Va falloir s'y mettre!

Tout d'abord, il va falloir que je me travaille un peu plus souvent sur ce blog. mes activités non virtuelles, Facebook m'occupent mais il me faut garder l'équilibre. Va falloir s'y mettre....

Il va surtout falloir se mettre en marche vers le facteur4! Je doute qu'on puisse se réveiller le 1er janvier 2049 en se disant, tient cette année, ma bonne résolution c'est de faire facteur 4 car c'est le moment. On sait tous ce que valent les bonnes résolutions de début d'année et dans ce cas c'est assurément trop tard.

L'adage dit, qu'il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même. Pour la lutte contre les changements climatiques, on ne peut pas vraiement dire qu'on s'en occupe sérieusement et les nouvelles de la planète devrait nous pousser au contraire à se remuer sec.

cliquer su l'image pour la voir mieux. Ce schéma montre la tendance (en rouge), l'atteinte de l'objectif suivant 2 approches d'efforts (en tonnes constant ou en % constant), le second me semblant être plus adapté normalement. Et on y voit aussi l'objectif de -20% (officiellement ok en Europe) ou -30% en 2020 (tj sous âpres discussions).

En gros, on y voit clairement que le compte n'est pas bon.
Non seulement on ne suity pas la bonne tendance, loin s'en faut! Mais en plus, même nos objectifs que l'on peine à engager son EN DECA des besoins longs termes.

Pourtant, sur la théorie, il existe de nombreuses voies pour s'y mettre et atteindre ses objectifs. Sans pouvoir assurer à 100% la visibilité d'un scénario facteur4 en 2050; par contre, les objectifs à 2020 et le chemin pour y arriver sont clairement connus et accessibles. A condition de s'y mettre.

Je terminerai en rappelant, l'une des approches, pleines de bon sens et rappelé récemment. Le scénario Negawatt s'appuie sur 3 pôles: sobriété, efficacité et renouvelables.

Si certaines parties sont clairement dans la cours des gouvernements, des législateurs et des entreprises qui doivent créer mieux d'elles même ou sous la pression des consommateurs et des lois...

On peut individuellement AGIR à son niveau de façon significative et là on rejoins "les Choix personnels".
Que ce soit sur la sobriété, l'efficacité ou les renouvenables. Nos choix de vie, d'achat, de changement d'usage ou d'équipements peuvent participer DES AUJOURDHUI à ce voyage vers 2050/facteur 4.

Alors on s'y et quand ?