dimanche 29 septembre 2013

Traduction du résumé destiné aux dirigeants du rapport du GIEC#5


Traduction (et sélection ou commentaires perso) que j’ai effectué du document résumé GIEC du 27/09/2013 - Une traduction "officielle" devrait intervenir prochainement.

J'ai réalisé ceci au mieux, en espérant à la fois garder l'esprit scientifique du rapport et le rendre digeste. En cas d'erreur de traduction ,merci de me le signaler. Il n'est pas dans mon intension de déformer les propos de ce rapport.

Ce document est un résumé pour décideurs au 5ème rapport GIEC, il trait de chgts climatiques.

jeudi 14 février 2013

Bilan carbone de ces lasagnes...

C'est une bombe, ça passera hélas, comme tout le reste dans l'actualité. On passe au suivant et hop...Mais quelle histoire! Tout commence par un plat congélés, des lasagnes, au boeuf, pardon au cheval mais cela ce n'était pas prévu, ni indiqué!

Je ne rajouterai pas ma prose sur la poule et l'oeuf, enfin, le cheval et son boeuf, à celle prolifique sur ce scandale alimentaire qui s'étale partout en Europe. Mais coté bilan carbone, cela donne quoi ?


Ceci est une fraude dit-on, donc commençons par l'analyse carbone de notre "Lasagnes au boeuf", le truc qu'on était supposer manger...

C'est industriel, c'est congelé, c'est du boeuf (enfin bon, y'en a 12%). 12% de la boite de 600gr (pour 2), cela fait par personne environ 35gr de boeuf (si si, la qté de boeuf est inversemment proportionnelle à la taille du texte sur la boite).Enfin bon, 35gr c'est une bonne règle, manger moins de viande cela ne veut pas dire nécessairement 1 jour sur 2 ou 3, mais aussi diminer les portions.
Au prix carbone du boeuf, cela donne 600gr de CO2 ce qui est déjà pas mal.

Ce bilan carbone couvre une très large partie des ingrédients, au pifomètre, disons que tous le reste, ne joue que pour 300gr de plus. Enfin pour être complet, sur ce produit, il faut rajouter pas loin de 150 grammes CO2 pour le process de fabrication et de distribution d'un produit congelé.

Total: 1050 grammes. C'est pas mal, certe c'est assez complet mais bon, on a repas au moins 3x plus chargé en CO2 que ce qui est la moyenne.

Alors maintenant, c'est du cheval, qu'est ce que cela change coté carbone ? Si on suit exactement, la méthodo carbone, peu prolix coté cheval, on doit tomber sur un chiffre ne modifiant pas vraiment le bilan global. Mais, si j'ai bien compris, ce cheval, il a pas été élevé pour la bouche donc on aurait fait un bon geste pour la planète, du recyclage, il aurait pas dû être mangé, en tous les cas pas par nous...
Alors coût carbone nul ?

Par contre, ce qui se gâte, c'est que cheval de remise ou pas, c'est qu'il a fait du voyage! Et du voyage en bloc congelé (à priori la brigade sanitaire surveille cela et on serait tous malade), cela à un bilan de carbone bien salé! On a donc un gros bout de viande qui a fait qq 4500 km sur les routes au bas mot et dans un transport refrigéré. Là, l'ardoise est lourde!, encore un fois grosse louche on parle de quelque 200gr de CO2 juste pour ce transport!

On nous a pas raconté l'histoire de la béchamelle, du fromage, et des pates mais sauf surprise (quoique) cela ne devrait pas changer le fond de l'histoire.

Enfin bon, si vous aimez pas ces calculs; ou si vous n'aimez pas cette bouffe, c'est quand même plus simple, meilleur et au bilan carbone beaucoup plus favorable de se mettre aux fourneaux!

jeudi 17 janvier 2013

Mille milliard de tonnes de carbone

Il est fréquent et j'en suis le grand défenseur, de proner le bilan carbone.

Calculer le bilan carbone est essentiel pour savoir où l'on en est. En comprendre les postes principaux, y déterminer les actions qui nous semblent facile à entreprendre pour réduire son bilan, celle qui réclament plus d'effort et de temps et celle qui ne nous semblent pas accessibles en l'état.

D'un autre coté, les modèles climatiques nous décrivent un futur plus ou moins glorieux en fonction de notre capacité à réduire nos émissions de CO2. Il y apparait, entre autre, qu'il serait fort judicieux de limiter cette hausse à 2°c. Le célèbre +2°c connu de tous depuis Copenhague.

Pour l'individu lambda, dont je fais parti, il n'est pas immédiat de relier bilan carbone et +2°c. Se dire que si je ne prends pas cet avion ou ne mange pas ces fruits de saisons, nous préservera de 0.1°c ou je ne sais quoi ? La connexion ne se fait pas. 

Pourtant, il y a une relation entre les 2 mondes. L'élévation de température dépendra de la quantité de GES qui seront émises. Si on se rapporte aux dates choisies pour les études du GIEC, on se fixe un objectif en 2050 et cela donne: nous devons nous limiter à émettre 1000 milliards de tonnes de CO2 dans la première moitié du 21ème siècle. Si on fait cela, on est grosso modo dans un +2°c jugé gérable.

Il apparaît donc intéressant de ne pas parler de quantité de GES émise individuellement puis collectivement sur la planète (30 Giga tonnes de C /an) mais de parler de notre crédit carbone.
En 2000, au début du 21ème siècle, notre crédit était de 1000... C'est parti.

J'ai mis en place le compteur sur la page de mon site web "les choix personnels"  Vous pouvez y voir le crédit restant en temps réel...

L'idée général est que d'ici 2050, on peut se permettre de rejeter environ 1000 milliards de tonnes de CO2 puis la seconde partie du siècle doit correspondre à un rejet négligeable en comparaison et surtout arrivé à un bilan neutre des entrées et des sorties. Le chiffre retenu est de 10GT en 2050.

En 2000, nous étions à 25GT, on avait à la fois 25 ans pour réduire de 15GT et un crédit de 1000GT. En terme d'effort, pour simplifier j'ai chiffré cela à 20%. Le calcul est en fait complexe car l'effort est-il constant/linéaire ? en réduction de % ou en tonnes de CO2 ? Voir pas linéaire, et dans ce cas, plus d'efforts au début ou à la fin au fur et à mesure que l'on progresse technologiquement ?.

Ce qui est certain c'est qu'on ne peut pas rester à 25GT jusqu'en 2050 puis 0, c'est à la fois absurde mais surtout y'a 5GT de trop chaque année donc avant 2050, le crédit est épuisé.

L'effort que j'ai retenu est donc plutôt optimiste, tant qu'on rejette plus que ce qu'il faut, l'effort est sous évalué car l'année d'après, il faut réduire et rembourser la dette des années précédentes.

C'est néanmoins je pense une bonne approche car avec le temps, on sera meilleurs, plus efficace et donc cela va se faciliter. A condition qu'on s'y mette... Donc 20% d'effort en 2000. Facile non ?

Malheureusement, en 2000 on a fait plus que ce qui fallait et en 2001 aussi, et encore et encore plus. En 2015, on est en à un tel point que  nous avons presque consommé la moitié des 1000 milliards,

Il en ressort que maintenant notre effort à faire est de -57%...



L'échelle de gauche porte les émissions annuelles en GT/an, utilisée pour le réel et le souhaitable.
A droite, le % d'effort pour tenir les objectifs de 2050

Est-ce faisable ? A priori oui mais on n'a pas vraiment pris le bon chemin et sérieusement compliqué la situation car maintenant, pour tenir le cap, c'est presque -60% qu'il faut faire.

Tenir ces objectifs de maximum 1000GT en cumulé entre 2000-2050 et être prêt pour une seconde partie de siècle négligeable puis neutre en carbone est impératif pour garder un climat préservant dans une large mesure notre qualité de vie. Alors on s'y met vite ?

cet article a été publié pour la première fois en janvier 2013, mis à jour en juin 2016.

jeudi 27 décembre 2012

Ou va le monde...

Le monde ayant passé avec succès le 21 decembre 2012; et ceci sans surprise. Il faut passer à la suite.
Dans cette optique, je voudrais revenir sur un petit livre que j'ai récemment lu.
Petit et pas cher, c'est rapide à lire. Si le lecteur averti ne sera pas en mode découverte; il y piochera qq bons paragraphes. Celui qui découvre, lui sortira certainement un peu déconfit.


Ce livre se présente un peu comme une synthèse. Celui qui veut entendre, doit commencer à avoir enregistré qq part dans son cerveau que
- les choses ne vont pas bien et les projections ne sont pas optimistes
- les crises sont multiples, les changements climatiques , la raréfaction des ressources naturelles, eau y compris! et la baisse de la biodiversité pour n'en citer que 3.
- il y a un réel risque d'un effet domino, d'un engrenage infernal nous conduisant à l'effondrement.

Tout ceci nous dresse un futur où l'on risque plutot d'étre dans une (r)évolution profonde plutôt que des chgts à la marge.Peu de place à l'optimisme dans ce livre, les bouleversements sont devant nous.

Pas de défaitisme total non plus car il reste possible d'agir  et des éléments positifs existent aussi
- pour éviter un effondrement (évolution majeure mais pas le chaos total)
- être mieux préparé. Notons que sur ce point le sujet sur le "sauf qui peut" (soit même) versus le collectif est pas clair et fait certainement parti des questions que chacun se pose...
- une prise de conscience collective existe mais qui ne trouve pas à jour d'écho politique car aussi trop fragmenté


Ce qui m'apparait comme certain, c'est qu'au delà d'une prise de conscience et d'actions individuelles; il devient VITAL que l'on bascule rapidement vers un autre modèle de société et que l'on change. Cela n'évitera pas les changements subis mais au moins ils seront plus gérables. Cela impose que l'on arrive à changer de cap et aller vers une politique qui commence à se sentir responsable de ce qui va se produire dans 10-20 ans.

Dans le contexte de mon sujet favori, le CO2. Cela signifie que
- le citoyen va accepter de se décarboner
- une mise en place RAPIDE d'une economie décarbonée VIA une taxation du carbone
- un politique ferme sur le sujet, une vraie priorité non négociable au cas par cas qui nous amène tous à préférer la décarbonisation à tout autre choix, en particulier à un choix économique...

Voici un voeux pour la suite et pour commencer en 2013!

samedi 15 septembre 2012

Est-ce raisonnable ?

La question est simple: "Est-ce raisonable ?"
La réponse l'est tout aussi: "Non!"

Nous sommes les 15 septembre 2012, la production de fruit dits d'été est encore largement présente en France et chez nos plus proches voisins Europééns. Les fruits d'automne comment aussi à se croiser dans les champs , les marché et  les rayons des commerces.

Alors est-ce raisonnable de trouver cela ?



NON!

Ce n'est pas la saison du KIWI; elle viendra dans quelques mois, la France est très productrice et nous en seront enchantés. Aujourdhui, cela demande de l'importer de l'autre bout de la planète. Il faut être patient et savourer la nature telle qu'elle autant que possible. Et pour le KIWI c'est possible.

C'est la saison des pommes, en France. Donc à quoi bon acheter une pomme qui traverse la planète ?

Donc ce n'est pas raisonable et en plus c'est presque inutile. Ce n'est pas une privation impossible, mangez des pommes de nos régions et profitez de la multitudes de fruits du moment, prunes, raisin, derniers melon etc etc la liste est si longue.

mardi 17 juillet 2012

Coupable de rouler en voiture....

Il fait beau, il fait bon, rien, rien n'excuse cet acte qui est de prendre ma voiture le matin pour aller au travail. Un sentiment de culpabilité face aux responsabilités et hop, on y va. Mais en croisant les vélos, la culpabilité revient.

Avoir une alimentation responsable, du local, du moins carné. Facile, un effort que l'on vit bien.
Ne pas voler, quelques regrets des fois, mais globalement "no soucis". Cela fait partie des plaisirs non essentiels. Faire gaffe au chauffage, à la conso d'énergie, ou ne pas acheter pour consommer tout azimuth; presque une seconde nature. Le contraire semble si absurde.

Mais la voiture.. Et la culpabalité associée où l'on se dit qu'on est flemmard.
Certes, c'est vrai mais il faut aussi dépasser cela. Oui, il faut faire bien, oui il faut et il faudra faire mieux mais l'étape clé serait de trouver la sérinité et de se dire qu'on fait le mieux, que nos démarches écologiques sont essentielles mais pas punitrices. Ni dans l'action, ni dans l'inaction.

Là, on aura fait un grand pas et on pourra alors se dire qu'on a une chance d'aller vers une transition; car on y ira tous, chacun à son rythme mais tous vers une direction qui nous ferons dessiner un monde futur; il faut en avoir envie pour ne pas se mettre la tête dans le sable car il est humain de se détourner de la culpabilité ou de la pénitence.

Aller demain, hop en voiture. En si c'est en vélo, et ben c'est pas mal non plus!

lundi 9 avril 2012

"Les choix personnels" est dans les urnes ?

Que je rassure le lecteur, je ne vais pas faire une tribune pour tel ou tel vote dans 2 semaines. Pas que les programmes se valent, y'a assuremment des différences, plus ou moins subtiles, mais tel n'est pas l'objectif de la démarche de "Moi et la planète CO2 - Les choix personnels".

Nous sommes face à un problème gigantesque; tellement grand qu'il dépasse peut-être ce que l'Homme sait gérer. Pour tout plein de raisons: 
  • L'échelle de temps (faire maintenant pour récolter dans 10,20, 30, 50 ans),
  • L'universalité (concerne tout le monde, avec ce que cela impliqué coté politique...)
  • L'impact à la fois effrayant (impliquant le déni, la politique de l'autruche, la croyance au sauveur)
  • et global (remettant profondemment en cause nos modes de vie et la trajectoire des émergents)
La réponse politique en est donc inadaptée, insuffisante, voire incohérente et néfaste.
 
Faut-il baisser les bras ? Non, même si à la lecture des événements les plus récents et des progrès sur la connaissance de ce qui va nous tomber sur la tête, il est "tentant" de sombrer dans le pessimisme le plus grand.

Non, car si l'évolution n'est pas là, elle passera obligatoirement par les phases de compréhension du problème, du rôle individuel de chacun (à sa hauteur) pour une transition collective.
 
Il serait plus facile, et il est plus facile d'incriminer uniquement l'autre. Qu'il soit méchant financier, sale patron, idéologie libérale mais aussi étranger pollueur par exemple. Mais c'est inexact et une posture qui permet de se dédouaner de sa propre responsabilité.

Je ne suis pas complètement stupide non plus; certains sont plus responsables et je ne prétends ni être parfait, ni donneur de leçon. Mais, si l'on reste avec notre simple angle de vue occidental (voir même Français); tout le monde est responsable. Je sais que cela hérisse car il est si simple de dire c'est l'autre petite fraction de la population qui est responsable de tous ces mots à l'environnement, à notre planète et in fine à notre bien qui nous permet d'avoir ce que l'on a mais qui est en danger sur 10,30, 50 ans.
 
"Moi  et la planète CO2", c'est un peu la planète, beaucoup le CO2 mais c'est surtout "MOI".
- manger moins de viande, peut-etre au profit de la qualité que la qté
- moins s'appuyer sur les produits alimentaires manufacturés
- avoir une voiture moins grosse et utiliser ces pieds qd c'est possible
- ne pas acheter de trucs inutiles, même si c'est mode, fun
- mettre un pull en hiver
...
 
Il m'est clair, qu'une petite portion de la population n'a pas tous ces choix, voir presque aucun aujourdhui dans leurs mains. Et c'est une action conjointe de soutien social (et donc politique) et aussi d'éducation qui est nécessaire mais pour 95% de la population, il y a une réelle action possible, petite pour certains, plus forte pour d'autres mais rejeter sur l'autre uniquement c'est une manière de baisser les bras.

Bonnes actions et ... bon vote!